Films : Insurgent

Insurgent_poster_finalÉcrit par Louis-Éric Bacon

Rares sont les franchises pour jeunes adultes capables de sortir du moule construit par Twilight,Hunger Games et compagnie. On se dit que des adolescents, c’est con, ça réfléchit trente minutes par jour avant de s’épuiser, bref, on ne veut pas se forcer pour eux, mais ça reste un moyen de faire un profit. Avec Insurgent, la franchise Divergent vient de s’installer comme étant une de celle qui essaie au moins de faire quelque chose d’intéressant.

Détrompez-vous, ça reste quand même un film pour un public, disons-le, moins prompt à voir le second degré. Alors, il faut tout expliquer constamment, on ne cherche pas vraiment à créer un débat moral ou faire quelque chose d’original. Reste quand même le mythos et la flore fascinante qui faisait le charme du premier film. La légère amélioration ici est dans le changement de structure. Divergent, comme tous les premiers opus de ce genre de franchise, n’était qu’une origin story avec un training montage obligatoire qu’on voit depuis les années 90. Au lieu de continuer dans la même lignée et de voir un second opus où les personnages se “préparent” à la révolution qu’ils veulent engendrer depuis la fin du premier film, on s’embarque ici directement dans la dite révolution et on continue directement là où on nous avait laissé. On n’essaie pas d’introduire de nouveaux détails insensés pour créer un sentiment d’originalité. C’est cette petite nouveauté qui permet de supporter le film, malgré ces défauts. Une grande amélioration est aussi remarquable dans les scènes d’action quasi-incessante, ne laissant pas le temps au spectateur de s’ennuyer dans un scénario avec peu de contenu.

insurgent-xlarge

On n’oublie pas l’excellent casting, qui ne change pas du premier film. Sans jamais pouvoir se vanter d’être oscar-worthy, on a du plaisir, on croit aux personnages, les acteurs n’ont pas l’air de lire un texte, bref, c’est regarde et crédible. Les nouveaux personnages ne sont pas aussi bien joués par contre, particulièrement un personnage maternel qui a l’air d’être dans la fin trentaine alors que son fils a l’air d’être dans la fin vingtaine. On dirait qu’on cherchait l’esthétisme plutôt le réalisme à ce point. Tout comme dans le premier film, la surprise est Theo James, qui semble comme étant la belle gueule au gros muscles servant d’eye candy pour le public cible, mais il offre une performance au-dessus de la moyenne qui ne pourra être ignoré même par les sceptiques.

Comme je l’ai dit plus haut, Insurgent est celui qui convertira ceux qui n’était pas encore convaincu après l’original. Si ce n’est toujours pas le cas, je ne vous blâme pas non plus. Le film est remplis de défauts, particulièrement dans son scénario, mais se concentrer sur cet unique aspect est un peu de mauvaise foi. Les points positifs ne sont pas inexistants non plus. Clairement, c’est à prendre avec un grain de sel et se souvenir que la moyenne fait pire encore.

BONUS: La fille de Larry Kravitz… est-ce qu’on peut la voir dans plus de films avec de meilleurs réalisateurs, s’il-vous-plaît?

6.5/10

(http://lacritiquedubacon.tumblr.com/post/125358896078/insurgent-2015-6510)

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