Livres : La déesse des mouches à feu, Geneviève Pettersen

Poly08_Deesse_250Écrit par Élodie Savard

Sex, Drugs and Rock n’ Roll

Juste besoin de lire le résumé à l’arrière du roman “La déesse des mouches à feu” pour tomber en transe et se dire: Ça va être écoeurant!

Si vous êtes accros aux histoires sorties de quelque part entre deux ou trois rues pas trop loin de chez vous, vous tomberez sous le charme de Catherine, quatorze ans. Chicoutimi-Nord en 1996, des parents qui se divorcent, les amours, les fausses amitiés, le punk rock, la drogue à n’en plus finir et les campes dans les bois… La réalité des années 90 écrite sans laisser les pires détails derrière, mais bien en les exposant de la façon la plus crue possible, sans pitié.

Je crois que c’est le réalisme, mais surtout la grossière vérité de ce qu’est l’adolescence qui m’a laissé époustouflée par ce roman. Fidèle à la culture du Saguenay, Geneviève Pettersen ou “Madame chose” ne s’est pas gênée pour nous montrer absolument tous les tabous de la jeunesse alias la période rock n roll pour beaucoup d’entre nous. Eh oui, pourquoi le cacher? L’adolescence, c’est d’être vulnérable, n’avoir peur de rien et essayer de se découvrir, mais peut-être pas toujours de la bonne manière. C’est exactement ce que l’auteure veut démontrer et c’est pour ça qu’on aime tant son style.

Tout au long du récit, on évolue avec la jeune Catherine qui se cherche ne sachant pas trop comment. On vit avec elle des moments qui nous effraient, nous touchent, mais aussi nous tourmentent. On revoit des épisodes de nos propres souvenirs à travers son monde déchaîné, on se rappelle des gens qui ont vécu ou qui vivent ce type de vie et on comprend peut-être, avec du recul, un peu mieux ce qui permet à certaines gens de vivre ce genre de vie.

Je conseille ce roman à tout le monde, sans exception! Laissez-vous redécouvrir cette période comme si vous la viviez à la place du narrateur héros, avec toute sa naïveté et sa rage de vivre sans se soucier du danger omniprésent qui guette son univers. N’oubliez surtout pas, lorsque vous aurez fini votre lecture (au bout de deux jours parce que c’est excellent), de saisir la réelle essence de l’histoire, le déluge.

9/10

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