Films : Me and Earl and the Dying Girl

MeAndEarlAndTheDyingGirlPosterÉcrit par Jonathan Travers

Me and Earl and the Dying Girl a gagné le prix du jury dans la catégorie dramatique du plus grand festival de films indépendant des États-Unis, Sundance Festival. Les attentes étaient alors très hautes lors de mon visionnement du deuxième long-métrage du réalisateur américain Alfonso Gomez-Rejon. L’homme d’origine mexicaine avait déjà travaillé avec de grands noms : Scorsese, Inarritu et Affleck, donc on pouvait encore plus s’attendre à un bon film. À noter que le film est tiré du roman de Jesse Andrews.

Le film nous présente Greg, un jeune étudiant qui n’a qu’un seul vrai ami, Earl. Les deux adolescents font des « remakes » de film classique depuis qu’ils sont enfants (ils ont en autres retouchés Orange Clockwork, Les 400 Coups, Citizen Kane et encore plus). N’importe quel cinéphile va ADORER ce que cela apporte au film. Gomez-Rejon fait des clins d’œil à plusieurs grands films, comme Mean Streets ou Taxi Driver.

La mère à Greg apprend alors que Rachel, la fille d’une de ses amies, est atteinte de la leucémie. Elle oblige alors à son fils de devenir ami avec Rachel. Greg, avec beaucoup de recul, le fait et contre toute attente (sauf pour le spectateur, bien sûr), il deviendra amoureux de cette jolie fille.

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Le jeu des acteurs est splendide. Les trois jeunes sont très bons, surtout RJ Cyler, dans le rôle d’Earl. Par contre, les deux meilleures performances viennent de Nick Offerman, dans le rôle du père anti-sociable et amoureux d’un chat de Greg, et du professeur d’histoire extraverti joué par Jon Bernthal. Deux personnages très drôles qui ajoutent beaucoup de moments cocasses au film!

Gomez-Rejon fait un excellent travail à la réalisation du film. Il y a des plans tout simplement admirables, par exemple, le moment ou Greg et sa mère se chicane quand il se fait annoncer qu’il va devoir être ami avec Rachel. Un plan-séquence ou Greg devient complètement fou et rampe jusqu’à sa chambre dans une intense crise de panique.fullwidth.ea4688c2

Il n’y a pas seulement le réalisateur qui fait un bon travail derrière la caméra, mais aussi le directeur de la photographie, Chung-hoon Chung (derrière Old Boy et Stoker). Il réussit à créer une superbe ambiance et des images plus que belles. Aussi, Brian Eno et Nico Muhly font une trame sonore originale de toute beauté.

Bref, Me and Earl and the Dying Girl est un superbe film, très original et très touchant aussi. Un mélange entre The Perks of Being a Wallflower et le style de Wes Anderson.

Un film à voir absolument.

8.5/10

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