Jeux vidéo : Dark Souls III

ds1Écrit par Frédéric Ouellette 

Prix : 66.50$ (PC)
Développeur: From Software
Date de sortie: 12 Avril, 2016
Genre: RPG
Modes: Single-player, multiplayer
Plateforme: Microsoft Windows, PS4, Xbox one

Avant d’écrire ceci, je n’avais joué qu’environ 1 heure au premier Dark Souls, ce qui est ma seule expérience avec le jeu. Je me sens donc un peu sous-qualifié pour faire cette critique, ou bien totalement subjectif puisque je ne fais pas partie du gros fandom. Tout ce que je sais, c’est que je vais probablement voir la phrase ‘’YOU DIED’’ très souvent. Sans plus attendre : je me lance.

Aspect général

On est accueillis au départ par une belle cinématique qui vous vomit l’histoire du jeu en 4 minutes et demie et ensuite par le menu. Pas grand-chose de bien spécial à ce niveau-là : que les réglages essentiels. Tandis que certains jeux offrent des options pour les daltoniens, un peu plus de variété (du moins sur PC) et même la chance d’avoir un petit benchmark par ici, cela n’aurait pas été un gros luxe. Par rapport aux graphiques j’ai été agréablement surpris, même si on a été fouillé dans le grenier pour reprendre la même angine que Bloodborne, le jeu est bien poli, à part quelques textures de près par-ci et par-là. Je me suis même surpris à regarder derrière moi puisqu’on peut voir très loin, et donc très grand aussi.

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Par contre, je suis quasiment certain que le FPS est bloqué à 60, mais ça ne doit avoir aucun effet sur les consoles puisque qu’aucunes d’elles peuvent atteindre 60, mais sur PC, on aurait aimé exploiter le plein potentiel de nos machines. Encore un autre hic, ledit FPS chute constamment pour aucune raison apparente et certains ont même eu des crashs (surtout aux bonfires). Espérons que les développeurs travaillent là-dessus avant le prochain DLC.

Un anthem à la hauteur

Un coté que j’aime bien regarder, et que je n’ai pas souvent la chance de le faire en détail : la musique. Rien de mémorable non, mais je me suis senti carrément plongé dans le jeu à chaque fois qu’un boss apparaît, car la musique va parfaitement bien avec le jeu; c’est dramatique et complètement épique, même que j’écoute en ce moment l’OST pour m’aider à me concentrer sur l’article. Pour les curieux : http://youtu.be/pCZD-chz8ak.

PRO TIP : arrêter un instant et apprécier la vue, il y a probablement une troupe d’animateurs 3D qui ont travaillé des heures rien que pour le joli château derrière vous.

Un GamePlay impardonnable, mais juste

Ce qui me fascine avec le jeu est que j’aurais pu le finir sans prendre de dommages (si j’avais la même détermination que de nettoyer les rues de Montréal avec une brosse à dents) parce que oui, votre personnage, son armure et ses armes importent, mais vous pourriez littéralement terminer le jeu nu avec un  bâton en  bois si vous êtes assez  bon. Je vous entends d’ici «Ouin, mais je ne suis pas tant bon aux jeux vidéo!», la vérité est que même les meilleurs vont se lancer à l’aveugle et se faire tapocher deux ou trois fois et mourir. Les réflexes sont importants, je vous l’accorde, mais la patience encore plus puisqu’il faut mémoriser les mouvements et les points faibles des ennemis, parce que le plus faible peut même autant vous amener à votre perte, qu’un boss gigantesque peut être un jeu d’enfant. Il faut savoir quand esquiver (probablement la mécanique la plus utile du jeu), attaquer, bloquer et surtout courir pour trouver un Bonfire, ce qui vous permet de sauver votre progression. C’est presque comme un jeu du genre «rogue» où vous devez recommencer plusieurs fois pour réussir. Comparé à son prédécesseur, Bloodborne, qui encourage un style très agressif, Dark Souls 3 se veut très défensif, et vous devriez l’être aussi puisqu’à chaque fois que vous mourez, vous perdez votre progression ainsi que vos «souls» (comparable à de l’XP, les souls peuvent être dépensés pour monter de niveau ou acheter des items). Si vous ne dépensez pas vos souls, et bien c’est comme si vous jouez pour rien. Il m’est souvent arrivé de jouer quelques heures pour finalement tout perdre et quitter le jeu, tout en ayant des envies de lancer mon PC par la fenêtre et aller l’achever en roulant dessus dans la rue. Par contre, je vis une relation d’abus avec Dark Souls : il me maltraite, mais je ne cesse de retourner le voir, je ne peux pas m’en passer. Si après tout ça vous jouez encore, vous connaîtrez aussi la grande satisfaction d’enfin vaincre et pouvoir continuer à explorer.

PRO TIP : ne jamais se battre contre plus d’un ennemi à la fois.

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Une ambiance sinistre

Directement arrivé dans le jeu, on ressent un certain froid dans le dos; le monde est composé de ruines et des morts-vivants, et les paysages combinent la laideur et le grandiose. J’ai été agréablement surpris par les endroits qui sont tous uniques à leur façon, chaque racoin, porte et couloir méritent d’être exploré, selon moi. Le monde ne semble pas très grand et linéaire, mais tout est interconnecté : des lieux que vous ne pouviez visiter auparavant deviendront accessibles, soit par l’entremise d’un objet ou simplement puisque vous pourrez vaincre un méchant qui semblait impossible au départ à cause du fameux : «C’EST QUOI CETTE AFFAIRE-LÀ COMMENT TU VEUX ÉVITER ÇA C’EST IMPOSSIBLE CIBOIRE FUCK CET ESTI DE JEU» (moi il y a 15 minutes). Parlant des méchants, la variété est vraiment étonnante. Quand vous vous sentirez enfin confortable à en vaincre un certain type, un autre va littéralement tomber du plafond et vous massacrer. Côté esthétique, je n’aurais pas pu demander vraiment mieux. On passe de rats géants à des monstres obèses qui vous lancent des chaudrons à soupe. Il n’y a pas non plus du côté des ennemis que c’est varié. Une bonne centaine d’armes et items sont disponibles que vous utilisez la magie, et des armes : tout le monde est servi. Il m’est même souvent arrivé d’essayer une arme même si je sais qu’elle est complètement nulle, simplement pour observer l’animation de celle-ci. Aucune ne se ressemble vraiment. De plus, il est possible d’améliorer votre équipement à l’aide d’un forgeron qui vous demande quelques items en échange; bien que cet aspect n’a pas vraiment de profondeur, j’ai trouvé plaisant d’essayer de trouver des trucs en particulier cachés un peu partout. Avec tout ça, un genre de «lore» obscur est présent dans le jeu. Bien que vous poursuivez une quête simple, chaque NPC  a sa petite histoire qui vaut parfois la peine d’être écoutée. Ces NPC reviendront souvent dans la fireshrink shrine : un endroit pour dépenser vos souls et qui me fait sentir un peu en sécurité dans un monde hostile, une maison quoi.

PRO TIP : parlez plusieurs fois aux NPC.

Autres remarques

Le jeu a été clairement fait pour les consoles, donc utiliser le clavier pour jouer est un véritable enfer, il vaut mieux utiliser une manette. Aussi, il est possible de battre des boss avec des amis ou bien d’envahir la partie d’un autre joueur pour se procurer du sweet loot. Un RPG avec de l’interaction avec d’autres joueurs, il n’y en a pas des tonnes.

PRO TIP : dépensez immédiatement vos souls
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PROS

Difficile
Combats hautement interactif
CO-OP
Paysage agréable à l’œil
Varié dans son ensemble

CONS

Problèmes techniques
Bloqué à 60 FPS
Impossible avec un clavier

9.5/10

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